UIMA FRCommunauté francophone autour d'UIMA
http://www.uima-fr.org/planet/
frFabien POULARD2010-09-08 02:00:56+00:00Nicolas Hernandez : Dans quel repertoire deposer ses ressources UIMA ?http://enicolashernandez.blogspot.com/2010/04/dans-quel-repertoires-deposer-ses.html2010-04-22T16:11:00+00:00frNicolas Hernandezrépertoires de ressources UIMA existants.
Le CMU est un répertoire public. Il est possible de déposer/retirer des pears de 25 Mo maximum. Ceux-ci sont automatiquement vérifiés comme étant des pears. Cela marche avec Apache UIMA 2.3. Un service de dépot de ressources autres est indiqué mais ne semble pas fonctionner/ être disponible.
Les 3 répertoires suivants, DKPro, Julie lab, et U-Compare sont privés. On ne peut faire que de la récupération de l'existant.
Le répertoire de uima-fr.org accueille indifféremment tout type de ressources (outils, composants, documentation, ...) dans différents formats. Il n'offre pour l'instant pas d'outil automatique de soumission et de gestion de ressoures et il convient de contacter les coordinateurs pour déposer une ressource.
* Iryna Gurevych, Max Mühlhäuser, Christof Müller, Jürgen Steimle, Markus Weimer, and Torsten Zesch and. 2007. Darmstadt knowledge processing repository based on uima. In Proceedings of the First Workshop on Unstructured Information Management Architecture at Biannual Conference of the Society for Computational Linguistics and Language Technology, Tübingen, Germany.
** Udo Hahn, Ekaterina Buyko, Katrin Tomanek, Scott Piao, John McNaught, Yoshimasa Tsuruoka, and Sophia Ananiadou. 2007. An annotation type system for a datadriven nlp pipeline. In The LAW at ACL 2007 – Proceedings of the Linguistic Annotation Workshop, pages 33– 40. Prague, Czech Republic, June 28-29, 2007. Stroudsburg, PA: Association for Computational Linguistics.
*** Yoshinobu Kano, Luke McCrohon, Sophia Ananiadou, and Junichi Tsujii. 2009. Integrated NLP evaluation system for pluggable evaluation metrics with extensive interoperable toolkit. In Proceedings of the Workshop on Software Engineering, Testing, and Quality Assurance for Natural Language Processing (SETQA-NLP 2009), pages 22–30, Boulder, Colorado, June. Association for Computational Linguistics.
**** Nicolas Hernandez, Fabien Poulard, Matthieu Vernier, et Jérôme Rocheteau. 2010. Building a French-speaking community around UIMA, gathering research, education and industrial partners, mainly in Natural Language Processing and Speech Recognizing domains. To appear in LREC Proceedings 2010, Malta.
]]>Fabien Poulard : Parcours des annotations couvertes par une autre annotationhttp://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2010/04/01/Parcours-des-annotations-couvertes-par-une-autre-annotation2010-04-01T00:00:00+00:00frFabien PoulardLorsque l’on travaille avec Apache UIMA et que l’on ajoute un nombre important d’annotations, il arrive un moment où l’on va vouloir filtrer certaines de ces annotations en fonction d’autres. Ainsi, assez couramment on éprouve le besoin de devoir récupérer des annotations qui couvrent la même zone de texte qu’une autre. Par exemple :
récupérer les mots contenus dans une phrases ;
récupérer les paragraphes dans un document ;
…
Il y a au moins deux approches dans Apache UIMA qui permettent de répondre à ce besoin : le subiterator et le FSMatchConstraint.
Utilisation du subiterator
L’approche basée sur le subiterator ne peut fonctionner que si les types que l’on cherche à accéder sont couverts par le type couvrant au sens de UIMA, c-à-d en terme de priorité des types (cf. [la javadoc de TypePriorities] ou cet email).
Considérons une annotation A qui couvre des annotations B de la manière suivante :
Il y a du texte et les annotations sont sur ce texte ...
[-----A:1-----] [---A:2---] [--------A:3--------]
[B:1] [B:2] [B:3] [B:4] [B:5] [B:6]
Dans l’exemple ci-dessus, nous sommes intéressés par les annotations B couvertes par l’annotation A:3, en d’autres termes les annotations B:4, B:5 et B:6.
La méthode est la suivante :
On récupère un pointeur sur l’annotation couvrante qui nous intéresse (A:3), à l’aide d’un itérateur par exemple ;
On récupére l’index des annotations couvertes (les B) ;
On appelle la méthode subiterator de l’index des annotations couvertes (B) en passant en paramètre l’annotation couvrante (A:3), la méthode nous retourne un itérateur sur les annotations B couvertes par A:3, soit B:4, B:5 et B:6.
Lorsque l’on ne connaît pas les priorités des types ou bien qu’elles ne correspondent pas à ce que l’on souhaite faire, il est nécessaire de passer par un mécanisme plus complexe (mais beaucoup plus puissant) : le système de contraintes d’index.
Dans le cas présent, nous allons définir une contrainte imposant que les attributs begin et end d’une annotation d’un type donné correspondent à une certaine valeur : celle de l’annotation couvrante. Puis nous pourrons générer un itérateur qui retournera les annotations de l’index qui respectent cette contrainte.
Voici l’implémentation d’une méthode qui fait cela :
/**
*
* This method provides an iterator over typed annotations that either
* have an offset embedded in that of a given annotation in a document,
* or have the same offset as these annotation.
*
* @param theDocument the document in which stand the source and
* target annotations
* @param theAnnotation the source annotation under which target
* annotations that have to be drawn out
* @param theType the type of the target annotations that have
* to be drawn out from the document under
* the source annotation
* @param isStrict the boolean that defines the offset matching,
* offsets strictly equal if isStrict is true, begin
* offsets greater or equal and end offsets less
* or equal otherwise.
* @return the iterator over the type theType annotations
* which stand under the annotation theAnnotation
* in the document theDocument
*
* @author Fabien Poulard
* @author Jérôme Rocheteau
*
* @license Apache 2.0
*/
public FSIterator subiterator(JCas theDocument, Annotation theAnnotation,Type theType,boolean isStrict){
Cette méthode prend en paramètre le JCas dans lequel travailler, l’annotation couvrante (l’annotation A3 dans l’exemple précédent), le type d’annotation qui nous intéresse (le type B pour reprendre l’exemple précédent) et un booléen qui permet de préciser si l’on souhaite une correspondance exacte ou approximative des frontières.
]]>Nicolas Hernandez : Créer un projet Eclipse pour le développement d'un composant UIMAhttp://enicolashernandez.blogspot.com/2010/03/creer-un-projet-eclipse-pour-le.html2010-03-26T16:43:00+00:00frNicolas Hernandezmettre en place un projet Eclipse pour le développement d'un composant UIMA. Il explique notamment comment activer la gestion de dépendances vers les bibliothèques uimaj-core et uimaj-tools avec Maven.
L'usage de Maven est a recommandé. Mais il requiert l'installation de plugin et un accès réseau au moins à la création pour la récupération des dépendances. Je détaille ici l'étape de création du projet et l'ajout de la UIMA Nature (qui requiert elle aussi l'installation de plugins eclipse disponibles dans un sous répertoire de votre UIMA_HOME depuis la 2.3) ainsi que comment déclarer manuellement les dépendances qui vont bien dans le projet Eclipse.
CREER UN PROJET ECLIPSE POUR LE DÉVELOPPEMENT D'UN COMPOSANT UIMA
Créer un nouveau Projet Java : File > New > Java Project >
Ajouter les dépendances uima-core et uima-tools présentes dans UIMA_HOME/lib :
soit par Add External Jar
soit par Variable qu'il vous faudra étendre voire définir le répertoire qu'elle désigne. Préférez cette démarche qui faciliter la portabilité du projet au sein de différents workspaces
Cette manipulation n'est pas nécessaire quand vous utilisez Maven
Finish
Ajouter la UIMA Nature : Dans la vue Package Explorer cliquer droit sur le projet > Add UIMA Nature
]]>Nicolas Hernandez : Construire une chaîne de traitement UIMA à partir de composants existantshttp://enicolashernandez.blogspot.com/2010/03/construire-une-chaine-de-traitement.html2010-03-26T15:20:00+00:00frNicolas Hernandez
soit configuré comme primitif si il désigne un traitement élémentaire. La classe implémentant le traitement sera alors désignée.
soit configuré comme aggregate si le descripteur référence d'autres descripteurs de fichiers primitif ou aggregate.
C'est de cette manière que l'on peut réaliser de l'encapsulation de traitement.
Ces utilisations sont illustrées avec des descripteurs présents dans les exemples de code fourni avec UIMAJ. Dans le cadre de ce post nous allons utiliser des composants UIMA Annotator Addons, à savoir le
WhiteSpaceTokenizer qui découpe en mots, TokenAnnotation, et phrases, SentenceAnnotation, un texte fourni en entrée
SnowballAnnotator qui effectue une racinisation des TokenAnnotations et rajoute un trait stem aux TokenAnnotation
Tagger qui rajoute un trait posTag aux TokenAnnotation
Nous réaliserons la construction de notre chaîne à partir d'Eclipse qui offre, à travers ses plugins, les éditeurs de descripteurs qui nous facilitent la tâche.
placer les descripteurs des composants dans le repertoire desc ; personnellement j'ai créé une variable UIMA_ANNOTATOR_HOME et ai importé dans desc les différents fichiers descripteurs que je souhaitais. L'avantage est qu'Eclipse reproduit la structure parente des descripteurs ce qui aide pour s'y retrouver dans les descripteurs.
placer les ressources de ces composants dans le répertoire resource
Dans la vue Package Explorer cliquer droit sur le répertoire desc du projet > New > Other > UIMA > optez pour "Analysis Engine Descriptor File" > Donner lui un nom
Personnellement je spécifie le nom des descripteur d'Analysis Engine avec le suffixe AE pour les distinguer des descripteurs de Type System (suffixe TS) par exemple).
Dans la vue Package Explorer cliquer droit sur le fichier descripteur que vous venez de créer > Open With > Component Descriptor Editor
Sur l'onglet "Overview", spécifier l'engine type : Aggregate
Sur l'onglet "Aggregate",
le bouton "Add" permet d'ajouter des composants présents dans les lib de votre projet. Par exemple les CR/CC de uima-tools. Privilégiez des import "By name". "By Location" permet d'ajouter des composants n'importe où sur votre système de fichier moyennant la spécification ultérieur de son descripteur.
Le bouton "Find AE" permet de chercher tous les descripteurs des composants développés sous forme de projet Eclipse actuellement "ouvert" dans votre Workspace y compris le projet courant. Sans spécification, il retourne tous les descripteurs. Privilégiez des import "By name".
Le Bouton "Add Remote" permet d'ajouter des composants déployés sur des machines distantes
Ajouter les descripteurs "WhiteSpaceTokenizer", "SnowballAnnotator" et "HmmTagger"dans cet ordre avec le boutton "Add"
Sur l'onglet "Capabilities", cliquer sur "add Type" et cliquer sur les cases in/out de chaque type.
Installer et utiliser des composants par runPearInstaller.sh
Déployer un composant pour un accès distant et ajouter des composants distants dans une chaîne locale
Utiliser le flow controler
Utiliser les UIMA Annotators Addons : OpenCalais Annotator s'interface avec un service web ; Dictionnary et RegExp Annotator requièrent l'ajout de ressources
]]>Fabien Poulard : Tests unitaires pour UIMA avec UUTUChttp://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2010/03/16/Tests-unitaires-pour-UIMA-avec-UUTUC2010-03-16T00:00:00+00:00frFabien PoulardLa qualité du code développé dans le cadre des activités de recherche scientifique n’est pas toujours aussi bon qu’on pourrait l’espérer. Outre la nécessité (évidente à mes yeux) d’ouvrir le codes des activités scientifiques financées par l’État et les collectivités territoriales, il est également nécessaire de suivre de bonnes pratiques de programmation. L’écriture de tests unitaires et leur exécution régulière est une de ces bonnes pratiques.
UUTUC est une bibliothèque offrant un certain nombre de méthodes facilitant le processus de test des composants UIMA. On y trouve notamment un certain nombre de classes de type Factory qui facilitent la mise en place de chaînes de traitement simples pour expérimenter les composants.
À l’aide de ces classes, l’exécution d’un AE sur un simple fichier texte se résume à ces quelques lignes :
Le couplage de UUTUC avec JUnit permet de mettre en place un banc de tests unitaires :
Afin de tester la conformité de l’implémentation avec les spécifications attendues ;
Prévenir les problèmes de régression lors de l’évolution des composants
Écriture de tests unitaires
J’utilise le framework JUnit 4 pour les tests unitaires. Il suffit de faire précéder les méthodes considérées comme des tests par @Test pour qu’elles soient reconnues comme telles par JUnit. Exemple :
import org.junit.Test;
import static org.junit.Assert.*;
...
/**
* This class defines the tests for the main methods of the Shingle class.
*/
publicclass ShingleTest {
...
/**
* This method just checks that the isComplete method works
assertFalse( s1.isComplete());// before any adding
s1.add( theShingleItems[0]);
assertFalse( s1.isComplete());// after a first adding
s1.add( theShingleItems[0]);
assertTrue( s1.isComplete());// should be complete by now
}
...
}
Combiné à UUTUC, il permet de mettre en place un environnement UIMA assez simplement. Ainsi dans l’exemple ci-dessous, nous définissons une méthode à exécuter avant chaque test (@Before) qui crée un JCas et y ajoute quelques annotations à l’aide des Factory de UUTUC :
/** Static data for testing */
privatestaticString CAS_CONTENT =
"Suisse : inauguration d'une nouvelle synagogue, une première depuis 50 ans";
Malheureusement il y a assez peu de documentation concernant UUTUC. Il est ainsi régulièrement nécessaire d’aller jeter un œil au code source qui heureusement est très bien écrit.
Intégration avec Maven
Maven modélisant toutes les étapes du cycle de développement, il intègre une étape test entre le compile et le package. La gestion des tests unitaires se faisant quant à eux au travers du plugin maven-surefire-plugin.
Il faut tout d’abord rajouter dans le pom.xml les informations de dépendance sur UUTUC et JUnit :
>
>
>false>
>
>uutuc-googlecode>
>uutuc Google Code repository>
>http://uutuc.googlecode.com/svn/repo/>
>
...
>
>org.uutuc>
>uutuc>
>0.9.10>
>false>
>test>
>
>
>junit>
>junit>
>4.3.1>
>test>
>
Il suffit ensuite de faire appel au plugin maven-surefire-plugin qui prend en charge tout ce qui concerne les tests, sous réserve que ces derniers soient bien présents dans src/test/java :
>
>org.apache.maven.plugins>
>maven-surefire-plugin>
>
>brief>
>false>
>
>
Il est alors possible de lancer l’exécution des tests avec Maven :
$ mvn test
...
-------------------------------------------------------
T E S T S
-------------------------------------------------------
Running tddts.uima.shingling.ShingleTest
Tests run: 16, Failures: 0, Errors: 0, Skipped: 0, Time elapsed: 3.992 sec
Results :
Tests run: 16, Failures: 0, Errors: 0, Skipped: 0
...
Plus d’excuse pour ne pas tester votre code maintenant ! L’excuse de faire du prototypage pour la recherche n’en est pas une bonne dès que les résultats que vous publiez dépendent de la qualité dudit code. C’est votre intégrité et honnêteté scientifique qui est en jeux ;)
]]>Fabien Poulard : Utilisation du CAS Editorhttp://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2010/03/04/Utilisation-du-CAS-Editor2010-03-06T00:00:00+00:00frFabien PoulardIl y a quelques temps j’avais écrit une documentation en interne dans mon laboratoire sur l’utilisation du ’’CAS Editor’’. À l’époque c’était assez éprouvant car ce dernier se présentait sous la forme d’une application RCP Eclipse.
Depuis la version 2.3.0, le CAS Editor a été intégré sous la forme d’un plugin Eclipse. L’occasion de remettre la doc au goût du jour et de la partager avec le reste du monde.
Avant propos
Avant toute chose il est nécessaire d’installer les plugins Eclipse de UIMA. Pour ce faire, il faut ajouter le dépôt Eclipse : http://www.apache.org/dist/incubator/uima/eclipse-update-site/ dans l’outil de gestion des plugins. Ensuite il suffit de rechercher UIMA et d’installer tous les plugins associés.
À noter que les personnes ayant installé les plugins des versions antérieures doivent simplement faire une mise-à-jour afin de faire apparaître le plugin CAS Editor qui n’était pas présent auparavant.
Un petit redémarrage d’Eclipse et vous devriez être paré pour la suite...
Initialiser un projet
Le fonctionnement du CAS Editor est lié à :
une vue CAS Editor
un projet CAS Editor
Ceci est spécifique à la version 2.3 d’UIMA et devrait évoluer dans les prochaines versions.
La vidéo ci-dessous illustre les étapes nécessaires à l’initialisation d’un projet et l’importation d’un corpus :
Créer un projet CAS Editor
Passe en vue CAS Editor afin d’accéder aux fonctionnalités spécifiques
Créer un répertoire corpus
Importer dans ce répertoire corpus des fichiers textes afin de les transformer en CAS
Ouvrir et visualiser le contenu des fichiers (CAS) du corpus
Ajouter des annotations manuellement
Il n’est possible d’ajouter des annotations que si le type d’annotation à ajouter est présent dans le Type System. Si toutefois vous ajoutez des types d’annotation à un Type System qui est déjà utilisé par le projet CAS Editor, les nouveaux types ne vont pas apparaître. Il est nécessaire de fermer puis réouvrir le projet.
Il y a deux façons d’ajouter une annotation dans un CAS, l’une permet d’ajouter la même annotation par un simple appuie sur Entrée :
Sélectionner le texte
Sélectionner le type d’annotation dans le Feature View
Appuyer sur Entrée
l’autre permet de choisir le type de chaque nouvelle annotation rajoutée :
Sélectionner le texte
Appuyer sur shift + entrée
Choisir l’annotation à ajouter
La vidéo ci-dessous illustre ces deux méthodes :
Utiliser un AE pour ajouter des annotations
Il est tout à fait possible d’utiliser directement un Analysis Engine directement dans le CAS Editor afin d’ajouter des annotations aux CAS. La procédure est toutefois un peu contraignante et surtout peu intuitive. Je vais décrire l’approche qui consiste à utiliser un composant empaqueté dans un PEAR.
Construction et installation du PEAR
Pour l’exemple je vais prendre le WhitespaceTokenizer, ce dernier a deux avantages pour ce tutoriel :
Il est simple d’utilisation (pas de paramètres) et n’a pas de dépendances sur d’autres composants
Il nous faut la version source du paquet UIMA Annotator Addons & Simple Server & Pear packaging tools. Une fois téléchargée, décompressez là quelque part et placez-vous dans le répertoire uimaj-annotator-addons-2.3.0-incubating/WhitespaceTokenizer/.
Il nous faut modifier un peu le pom.xml afin d’y ajouter les dépôts qui sont normalement déclarés dans le pom parent :
Il est alors possible de créer le PEAR avec maven en lançant dans le répertoire du WhitespaceTokenizer :
$ mvn package
Le pear est alors créé dans le répertoire target/ sous le nom WhitespaceTokenizer.pear. Il faut l’installer à l’aide du PearInstaller.
Une fois le PEAR installé, il faut créer un répertoire processing dans le projet du CAS Editor, y importer le descripteur PEAR, l’intégrer à un composant Agregate. On peut alors le faire tourner sur une partie du corpus.
La vidéo ci-dessous présente ces dernières phases :
Visualiser et modifier les annotations
Le but du CAS Editor est tout de même de pouvoir visualiser et manipuler les annotations, ce qui se fait dans l’éditeur.
La visualisation des annotations est configurable par le menu contextuel Show annotations où l’on sélectionne les annotations à afficher. Le mode de mise en valeur de ces dernières se configure dans les propriétés du projet.
Le parcours des annotations s’opère de plusieurs manières :
Par le menu contextuel, Mode permet de sélectionner la façon dont on parcours/sélectionne les annotations ;
L’onglet Feature Structure View permet de sélectionner les types d’annotation à faire apparaître dans l’onglet Outline, il alors possible dans ce dernier de supprimer des annotations (croix rouge) ;
Les onglets Edit View permettent quant à eux de modifier les valeurs des champs de l’annotation sélectionnée.
La vidéo ci-dessous illustre ces différentes manipulations :
]]>Fabien Poulard : Release du collection reader pour Wikipedia v.0.4http://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2010/03/04/Release-du-collection-reader-pour-Wikipedia-v.0.42010-03-04T00:00:00+00:00frFabien PoulardWikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). C’est une ressource sans équivalent pour les chercheurs en traitement automatique des langues (TAL).
Le MediaWiki UIMA Loader est un composant UIMA, de type collection reader, permettant de tirer parti de Wikipédia pour la construction de corpus. La version 0.4 est la première release officiellement annoncée du composant.
Le composant est distribué sous licence Apache 2. Vous pouvez donc l’utiliser dans le cadre d’un travail académique ou commercial. Dans les deux cas, si vous trouvez le composant utile, n’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, si vous souhaitez de nouvelles fonctionnalités ou si vous rencontrez des bugs.
Contrairement à plusieurs projets existant, le composant n’attaque pas directement les sites Wikipedia. Il ne nécessite pas non plus de créer un miroir local de la base de données MediaWiki. Il travaille directement à partir des dumps XML, ce qui présente les avantages suivant :
Pas d’accès répétitifs aux serveurs des projets MediaWiki, préservant la bande passante et le temps de calcul de ces derniers ;
Pas besoin de déployer un serveur de base de données en local et d’y importer les données de dump (si ça vous amuse, vous pouvez toujours suivre ce tutoriel) ;
Limiter l’espace disque disponible pour stocker les informations en utilisant directement la version compressée des dumps ;
Limiter la latence dans l’accès aux données provoquées par les requêtes réseau ou bien le serveur SQL.
Les fonctionnalités de cette version 0.4 sont les suivantes :
Chargement à partir d’un dump XML compressé ou non ;
Nombreuses options de filtrage (voir plus bas) concernant les pages et révisions à charger dans la chaîne de traitement ;
Interprétation de la syntaxe wiki et annotation des Titres, Sections, Paragraphes et Liens (cf. ce billet pour plus d’informations).
Installation
Avant d’installer et d’utiliser le composant, il est nécessaire d’avoir un environnement UIMA installé. Si ce n’est pas le cas, se référer à ce tutoriel.
$ tar -xzvf mediawiki-uima-loader-0.4.1.tar.gz
...
$ cd mediawiki-uima-loader-0.4.1
$ mvn package
...
Le jar devrait être créé dans le répertoire target/, les dépendances quant à elles auront été téléchargées dans votre dépôt maven local.
Utilisation
Vous pouvez utiliser le composant dans n’importe quelle chaîne de traitement UIMA, de la même façon que vous utilisez un composant classique de type collection reader. La démarche ci-dessous concerne l’utilisation de l’outil cpeGui, mais elle devrait être similaire pour les autres outils du même type.
Le cpeGui n’est pas capable en l’état de charger un descripteur xml depuis un jar. Avant tout, il est donc nécessaire d’extraire le descripteur du composant du jar afin de le rendre accessible. Si vous avez compilé le composant vous même, le descripteur est présent dans le répertoire desc. Sinon, il suffit de l’extraire du jar :
$ jar -x wikipedia-cr.xml -f mediawiki-uima-loader-0.4.1.jar
Il est nécessaire de rajouter le jar du composant et de ses dépendances dans le UIMA_CLASSPATH, avant de lancer le cpeGui en ligne de commande. Pour l’exemple, nous considérerons que le jar du composant est dans le répertoire courant et que les dépendances sont dans le dépôt maven local :
Dans la partie de l’interface dédiée au Collection Reader, cliquez sur Browse et allez sélectionner le descripteur du composant que nous avons extrait du jar (wikipedia-cr.xml). L’interface se modifie afin d’offrir les champs de paramétrage du composant.
Le seul paramètre obligatoire est le champs Input Xml Dump. Vous devez renseigner dans ce dernier le chemin menant au dump XML de Wikipedia (ou tout autre dump MediaWiki) que vous souhaitez charger. Par exemple : ~/frwiki-20100111-pages-meta-history.xml.bz2. Le composant est capable de lire un dump, qu’il soit compressé ou non.
Les autres paramètres concernent le filtrage à mettre en place lors du chargement des données :
Latest Revision Only, si vous cochez cette case seules la dernière révision disponible pour chaque article sera chargée, sinon toutes les révisions (présentes dans le dump) seront chargées ;
Ignore Talks, si vous cochez cette case, les pages de type discussion seront ignorées, sinon elles seront également chargées ;
Config Namespaces Filter, ce champs permet de spécifier les espaces de nom à considérer lors du chargement. S’il est laissé vide, tous les espaces de nom sont chargés. Pour wikipedia les espaces de nom disponibles sont :
-2 : ressources de type média ;
-1 : pages spéciales ;
0 : espace de nom principal où l’on trouve les articles de l’encyclopédie ;
1 : discussions à propos des articles ;
2 : pages des utilisateurs ;
3 : discussion à propos des utilisateurs ;
4 : espace Wikipédia (le projet)
5 : espace de discussion autour du projet Wikipédia
6 : fichiers
7 : discussion à propos des fichiers
8 : espace MédiaWiki (le logiciel)
9 : discussion à propos de MédiaWiki
10 : modèles
11 : discussion à propos des modèles
12 : aide
13 : discussion à propos de l’aide
14 : catégories
15 : discussion à propos des catégories
100 : portail
101 : discussion à propos du portail
102 : projets
103 : discussion autour des projets
104 : références
105 : discussion autour des références
Par exemple pour prendre en considération uniquement toutes les pages de discussion : 1,3,5,7,9,11,13,15,101,103,105, ou bien pour prendre en compte tous les espaces de nom excepté celui des catégories : !14 ;
Config Title Match, ce champs permet à l’aide d’une expression rationnelle de filtrer les pages dont le titre valide l’expression rationnelle. Par exemple : A.* pour toutes les pages commençant dont le titre commence par A ;
Config List Filter et Config Exact List Filter, ces champs permette d’indiquer en paramètre le chemin d’un fichier contenant un nom de page par ligne. Seules les pages précisées dans ce fichier seront chargées. Si c’est le paramétrage Exact qui est employé, le titre doit correspondre exactement, autrement le filtre vérifie s’il correspond au titre de l’article ou éventuellement de sa page de discussion ;
Config Revision List Filter, ce champs permet de renseigner le chemin d’un fichier contenant en paramètre les numéros de révision à charger (une révision par ligne) ;
Config Before Timestamp Filter et Config After Timestamp Filter, ces champs permettent de délimiter temporellement les données à importer en indiquant des dates limites de début et de fin au format yyyy-MM-dd’T’HH:mm:ss’Z’.
Une fois le composant paramétré, il suffit de renseigner les autres composants de la chaîne comme vous le faites habituellement et de lancer l’exécution.
Attention, si vous exportez le contenu traité par le composant, à l’aide du composant XmiWriter par exemple, à partir d’un dump compressé, prenez en compte que le volume de données risque d’être 20 à 100 fois supérieures à la taille originale du dump. Ainsi, il faut compter une vingtaine de Go minimum pour la version française de Wikipédia en ne considérant que les dernières révisions des articles.
]]>Nicolas Hernandez : Installer et utiliser UIMA TextMarkerhttp://enicolashernandez.blogspot.com/2010/02/installer-et-utiliser-uima-textmarker.html2010-02-24T00:01:00+00:00frNicolas HernandezTextMarker est outil (license LGPL 2.0) pour le développement d'applications d'extraction d'information à partir de règles sur des éléments de surface et des annotations existantes. On peut notamment associer des actions de création d'annotations à des règles.
TextMarker s'appuie sur le framework DLTK (Dynamic Languages Toolkit). Il est développé par Peter Kluegl and Martin Atzmueller and Frank Puppe à l'unversité de Wuerzburg (de).
La version courante est 1.0.0.201002031959. La prochaine version est attendue pour avril 2010.
Une documentation existe mais n'est pas toujours très explicite. Un peu long à installer et à comprendre comment le faire fonctionner ; on ne sait pas pour le moment comment l'utiliser hors Eclipse (cf. FAQ).
On peut aussi réaliser les manipulations manuellement au sein d'Eclipse. Pour cela ajouter les sites suivants dans Eclipse (Help > Install new softwares). Redémarrer Eclipse entre chaque installation à l'aide de la commandeeclipse -clean
http://releases.mozilla.org/pub/mozilla.org/xulrunner/releases/1.8.1.3/contrib/eclipse/ ; sélectionner XPCOM et XULRunner ;
http://download.eclipse.org/releases/galileo (probablement déjà disponible dans vos Available Sofware Sites) ; sélectionner Eclipse Modeling Framework(EMF) ;
Ouvrir la perspective TextMarker (Window > Open Perspective)
Stopper la construction automatique, nettoyer et relancer la construction afin de configurer les bons chemins dans tous les composants générés (Project > Stop Build Automatically and do Clean)
Exécuter avec
Vous pouvez ouvrir les fichiers.tm présents dans scripts avec le TextMarker Source Editor (Ouvrir avec > TextMarker Source Editor) ; mais ce ne sont que des fichiers textes
Supprimer les fichiers présents dans output
Lancer TextMarker en cliquant bouton droit Run As > Text Marker et en selectionnant Main.tm ; rien d'apparent ne se produit, mais le répertoire output se remplit à nouveau
Constater que cela marche
Le répertoire output se remplit
Faire un open with Web Browser sur les fichiers html du répertoire output pour visualiser le résultat du traitement
Le mieux est de lancer un annotation viewer pour visualiser les annotations contenus dans le XMI ; un simple éditeur XML peut faire cela aussi sinon : Run as > Run configurations > Java Applications > org.apache.uima.tools.AnnotationViewerMain en spécifiant en input le répertoire output de TM et en spéciant comme TypeSystem le descriptors/de/uniwue/example/MainTypeSystem.xml. Attention il se peut que vous ayez besoin de lancer cela d'un projet java où les lib de UIMA sont déclarés et avec une copie du répertoire descripteurs de TM déclaré en répertoire source (éventuellement un jcasgen dans le MainEngine.xml)
Si des problèmes persistent, vous pouvez effectuer ce que la note suivante indique
Clean and rebuild the example project in order to set the correct paths in all generated components (also the path to the main script location). If the builder preference "import by name" is activated, then a new TextMarker project should rather be created in order to automatically include the correct UIMA datapath. Simply copy all elements into the newly created project afterwards.
A noter que
Pour spécifier un data path à utiliser pour trouver une resource by name faire sur le projet bouton droit > Properties > UIMA CDE Property page > entrer autant de chemins absolus que souhaités séparés par le séparateur de classpath
Pour configurer la résolution des imports à la création des descripteurs ou pour utiliser des imports by name à la création des descripteurs faire Window > Preferences > TextMarker > Builder
]]>Fabien Poulard : UIMA & Wikipédia (5) : Gestion du projet avec Mavenhttp://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2010/02/21/UIMA-Wikip%C3%A9dia-(5)-:-Gestion-du-projet-avec-Maven2010-02-21T00:00:00+00:00frFabien PoulardLa création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le cinquième billet, plus orienté technique de développement, qui discute de la gestion du projet avec Maven, permettant notamment de gérer automatiquement les dépendances à MWDumper et à Wikimodel.
Qu’est-ce que Maven ?
Maven est une sorte de super-gestionnaire de projet qui peut se charger d’à peu près tout : dépendances, compilation, packaging, lancement des tests unitaires, ... L’outil est disponible sur la plupart des distribution, pour ma part sous Ubuntu :
$ sudo aptitude install maven2
L’objectif de ce billet est d’expliquer comment, à l’aide de notre génial ingénieur de recherche, j’ai pu utilisé maven pour gérer la construction du collection reader pour Wikipedia.
Récupérer les dépendances
La première complication lorsque l’on souhaite compiler le collection reader ce sont les dépendances, il y en a trois :
UIMA, mais ceux qui veulent utiliser le composant doivent d’ores et déjà avoir réglé ce problème ;
Par chance tous ces projets sont déjà gérés par maven ce qui va fortement nous faciliter la tâche. Les étapes à suivre sont les suivantes :
Obtenir une version des sources de chacun des projets
Les compiler avec maven
Les installer dans le dépôt local de maven
Ainsi pour mwdumper :
$ svn co http://svn.wikimedia.org/svnroot/mediawiki/trunk/mwdumper
...
$ cd mwdumper
$ mvn compile
...
$ mvn install
...
Une fois ces étapes terminées, un nouveau dossier doit apparaître dans votre dépôt local : ~/.m2/repository/org/wikimedia/mwdumper/ ; il doit contenir un dossier correspondant à la version compilée (1.16 pour moi) et dans ce dossier les fichiers suivants :
mwdumper-1.16.jar
mwdumper-1.16.pom
Il faut procéder de la même manière pour WikiModel :
$ svn co http://wikimodel.googlecode.com/svn/trunk/org.wikimodel.wem
...
$ cd org.wikimodel.wem
$ mvn compile
...
$ mvn install
...
Vous devriez de la même manière voir apparaître dans votre dépôt local : ~/.m2/repository/org/wikimodel/org.wikimodel.wem/ ; il doit contenir une structure similaire.
Ces étapes sont nécessaires pour la suite car elles placent les dépendances dans le dépôt local de maven, là où il ira les chercher lors de la compilation.
Écriture du pom.xml
Revenons maintenant au composant UIMA. L’intelligence de Maven se configure dans un fichier à la racine du projet et nommé pom.xml.
Dans un premier temps, il faut définir le projet en lui donnant :
Un identifiant de groupe (dans le cas où le projet appartiendrait à un groupe de projets) : groupId
Un identifiant d’artefact, c-à-d de ce que le projet va produire : artifactId
Spécifier une version : version
Donner un nom et une description
Renseigner les informations concernant les licences
Spécifier le type de packaging que l’on souhaite obtenir
>This is a UIMA Collection Reader for the MediaWiki dumps (Wikipedia & co).>
>
>
>Apache 2>
>http://www.apache.org/licenses/LICENSE-2.0.txt>
>
>
...
>
Dans un second temps, nous définissons les dépendances nécessaires à la construction de notre composant. Comme nous l’avons vu précédemment, il y en a plusieurs :
UIMA, et plus précisément uimaj-core et uimaj-document-annotation
WikiModel, et plus précisément org.wikimodel.wem
MWdumper
Les dépendances se déclarent entre les tags , en indiquant notamment la version nécessaire.
...
>
>
>org.apache.uima>
>uimaj-core>
>2.3.0-incubating>
>compile>
>
>
>org.apache.uima>
>uimaj-document-annotation>
>2.3.0-incubating>
>compile>
>
>
>org.wikimodel>
>org.wikimodel.wem>
>2.0.7-SNAPSHOT>
>
>
>org.wikimedia>
>mwdumper>
>1.16>
>
>
...
Comme vous l’avez certainement remarqué, on a précisé que le projet dépendait d’UIMA, mais contrairement aux dépendances sur MWDumper et WikiModel, nous n’avons pas installé ces dernières dans le dépôt maven local. En fait Maven va être capable d’aller chercher tout seul ces dépendances grâce au dépôt maven mis en ligne par Apache UIMA. Il suffit de préciser l’existence de ce dépôt :
Finalement, on précise le processus de construction du composant entre les tags . Dans nos cas cela revient tout simplement à préciser où aller chercher les sources, où placer les fichiers compilés et préciser ce qui doit être considérés comme des ressources et donc placé dans le Jar en plus des classes.
On utilisera de plus le plugin maven-compiler-plugin afin de préciser la version de Java que l’on souhaite pour la compilation.
...
>
>
>
>org.apache.maven.plugins>
>maven-compiler-plugin>
>2.0.2>
>
>1.5>
>1.5>
>
>
>
>src>
>bin>
>
>
>desc>
>
>
>
...
Le pom.xml est suffisant à cette étape pour permettre de lancer la compilation du projet et le packaging.
$ mvn compile
...
Vous devriez constater que le dossier bin s’est peuplé des classes compilées.
$ mvn package
...
Vous devriez maintenant constater l’apparition d’un dossier target dans lequel vous trouverez notamment un Jar nommé : uima-mediawiki-loader-0.4.jar. Et voilà, dans l’état il est possible d’obtenir un Jar du projet à partir des sources sans trop de problèmes. Toutefois la première étape de récupération des dépendances me paraît trop contraignantes. Il est possible, à l’instar d’Apache UIMA, de mettre en place un dépôt contenant des versions compilées des dépendances afin que maven aille directement les chercher.
Mettre en place un dépôt pour les dépendances
Un dépôt maven ce n’est ni plus ni moins qu’un système de fichiers respectant une certaine structure et accessible par http (par exemple).
J’ai créé un dossier sur mon serveur que j’ai rendu accessible par http à l’aide d’Apache, puis j’y ai collé l’arborescence concernant mwdumper et wikimodel quiu était présente dans mon dépôt local :
~/.m2/repository//org/wikimedia/...
~/.m2/repository//org/wikimodel/...
Il y a une petite nuance tout de même, lorsque le dépôt est distant, les fichiers doivent être accompagnés de leurs checksums afin de vérifier que le téléchargement s’est bien déroulé. Le plus simple pour générer ces fichiers de checksums est de réitérer l’installation dans le dépôt maven local avec une option supplémentaire :
$ mvn install -DcreateChecksum=true
...
Vous trouverez alors dans le dépôt local les fichiers en *.md5 et *.sha1 qu’il faut également transférer sur le serveur.
Une fois que le dépôt distant est mis en place, il suffit de le déclarer dans le pom.xml :
...
>
>uima-fr.org>
>UIMA Fr>
>http://www.uima-fr.org/m2-repo/>
>
...
Il est maintenant possible de compiler le composant sans avoir à récupérer les dépendances en amont. Tout se fait automatiquement et de manière transparente pour l’utilisateur... c’est assez plaisant.
Comme je suis un fainéant, je trouve que ce serait cool de pouvoir déployer automatiquement mon composant sur mon dépôt, c’est tellement pratique les dépôts !
Déployer le composant sur le dépôt
J’ai choisi de pouvoir déployer mon composant sur le dépôt par ssh, pour des questions de sécurité. Mais il est également possible de le faire par ftp. Le déploiement par ssh nécessite tout d’abord de pouvoir se connecter automatiquement au serveur par ssh à l’aide d’un échange de clé, puis il suffit de renseigner dans le pom.xml l’adresse du dépôt et dans ~/.m2/settings.xml de préciser les modalités de connexion au dépôt.
Connexion automatique par ssh
Je ne vais pas détailler ici comment déployer un serveur ssh et faire tourner un ssh-agent en local, il y a tout un tas de tutoriels disponibles sur internet pour ça. Ce qu’il faut juste retenir, c’est que maven ne se connectera au serveur ssh si les deux conditions suivantes sont remplies :
Le serveur est connu de ssh (il est enregistré dans .ssh/know_hosts) ;
La connexion peut se faire par échange de clés (pas de mot de passe).
Le plus simple pour s’assurer de tout cela est de se connecter directement manuellement au serveur :
Si le serveur est inconnu, ssh demandera s’il doit être ajouté à la liste des hôtes connus : acceptez ;
Si le serveur vous demande un mot de passe c’est qu’il ne connaît pas votre clé, il suffit de lui donner.
Copiez donc le contenu de votre clé publique que vous trouverez dans le fichier ~/.ssh/id_dsa.pub ou bien ~/.ssh/id_rsa.pub. Elle doit ressembler à quelque chose comme ceci :
Attention, cette clé se trouve sur le poste client à partir duquel maven se connaîtra !
Copiez donc cette clé dans le fichier ~/.ssh/authorized_keys, si ce fichier n’existe pas créez-le. Faites bien attention à ce qu’il soit dans le répertoire personnel de l’utilisateur que maven utilisera pour se connecter (le votre très certainement).
Une fois cette opération effectuée, vous devriez pouvoir vous connecter au serveur sans que ce dernier ne vous demande de mot de passe. Il se peut que si vous ayez protégé votre clé privée par un mot de passe, le ssh-agent vous le demande. Dans ce cas vous êtes de mon point de vue suffisamment au courant du problème pour ne pas lire cette section. Sinon vous êtes bien malin d’avoir mis un mot de passe :)
Déclaration du dépôt dans le pom.xml
Il suffit de déclarer dans le dépôt dans le pom.xml, nous l’appellerons ici uimafr-repository. Il est également nécessaire de charger l’extension wagon-ssh-external qui permet à maven de déployer par ssh :
Enfin, il faut localement configurer maven pour reconnaître le dépôt uimafr-repository. Cette configuration se fait par le fichier ~/.m2/settings.xml. S’il n’existe pas, créez-le puis copiez-collez y le contenu suivant :
>
>
>
>uimafr-repository>
>
>ssh>
>scp>
>
>
>
>
En gros ce dernier permet de préciser quels sont les outils à utiliser pour la connexion ssh. Sous linux, nous utiliserons les outils ssh pour la connexion et scp pour le transfert de fichier.
Déploiement
Et voilà, maintenant pour déployer mon composant sur le dépôt, il me suffit de faire :
$ mvn deploy
...
Elle est pas belle la vie ?
Extensions possibles
Il y a bien des extensions possibles pour rendre maven encore plus pratique pour la gestion de ce projet. J’en vois notamment deux :
La génération automatique des classes de types UIMA à partir de JCasGen ;
L’empaquetage dans le même Jar du projet et des dépendances sur MWDumper et WikiModel.
Dans le premier cas, la solution au problème doit certainement se trouver du côté du ’’exec-maven-plugin’’. Dans le second cas, il faudrait aller voir du côté de ’’maven-assembly-plugin’’.
Nouvelle version du composant
Et je conclus ce looong billet en distribuant la nouvelle version, estampillée 0.4, du collection reader pour Wikipedia : par ici ! Vous trouverez les dépendances nécessaires à son fonctionnement dans le dépôt maven de uima-fr.
Vous pouvez tester le composant à l’aide du cpeGui :
]]>Fabien Poulard : UIMA & Wikipédia (4) : Analyse de la syntaxe MediaWikihttp://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2010/02/14/UIMA-Wikip%C3%A9dia-(4)-:-Analyse-syntaxique-du-langage-Wiki2010-02-14T00:00:00+00:00frFabien PoulardWikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). Ce dernier point est très important pour nous autres chercheurs en traitement automatique des langues. En effet, nous avons besoin d’observer de très nombreux exemples d’utilisation du langage, que ce soit de manière automatique ou manuelle. Pour ce faire, nous compilons de vastes exemples d’utilisation du langage sous forme de corpus.
La création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le quatrième billet qui discute de l’analyse syntaxique du contenu des pages wiki pour la suppression des balises Wiki.
Analyse syntaxique des pages MediaWiki
Il existe plusieurs initiatives de programmes permettant d’interpréter la syntaxe de MediaWiki. Il y a le code PHP utilisé par MediaWiki et qui sert de référence, mais également plusieurs autres initiatives notamment en Java.
La plupart des initiatives Java ont pour objectif de produire des version XHTML ou PDF des pages en syntaxe wiki et ne donnent pas accès à l’arbre syntaxique de la page. Un programme en C basé sur Flex/Bison et développé dans le cadre du projet MediaWiki offre cette possibilité.
Parmi les initiatives en Java qui semblent intéressantes pour le collection reader UIMA :
JAMWiki qui est plus ou moins une réécriture de MediaWiki en Java et dont l’analyseur syntaxique semble réutilisable ;
J’ai tout d’abord essayé Bliki pour traiter la syntaxe de MediaWiki. Ce dernier s’est toutefois avéré assez complexe, notamment au niveau de son architecture, de telle façon que je n’ai pas réussi à obtenir ce que je voulais. Je me suis alors tourné vers WikiModel qui offre un analyseur syntaxique (Wiki Event Model (WEM)) au fonctionnement proche de SAX.
WikiModel pour MediaWiki
Le gros avantage de WikModel est qu’il offre directement un parseur pour MediaWiki : org.wikimodel.wem.mediawiki.MediaWikiParser. Le parseur analyse du code Wiki brute et, comme un parseur SAX classique, lance des évènements à une instance implémentant l’interface org.wikimodel.wem.IWemListener. J’ai choisi de créer une classe MediawikiCasConverter implémentant cette interface et gérant elle même le lancement du parseur sur les textes brutes extraits des révisions.
Les méthodes du IWemListener sont de deux types. Les premières sont des méthodes one shot, ie elles sont appelées une seule fois lorsqu’un élément est rencontré. Ce sont notamment celles qui concernent le texte et leur mise en forme :
onEscape(String str)
onSpace(String str)
onSpecialSymbol(String str)
onWord(String str)
onReference(String str)
Les secondes sont des méthodes à la SAX en deux temps : begin et end. Ce sont notamment celles qui concernent la structuration du texte :
beginSection(int docLevel, int headerLevel, WikiParameters params)
endSection(int docLevel, int headerLevel, WikiParameters params)
beginParagraph(WikiParameters params)
endParagraph(WikiParameters params)
beginList(WikiParameters params, boolean ordered)
endList(WikiParameters params, boolean ordered)
La plupart de ces méthodes ne font que des appels à une fonction de plus haut niveau qui collecte les données textuelles de la page et qui maintient l’index du CAS : addToContent. C’est notamment le cas pour la méthode onWord qui est appelée lorsque le parseur rencontre un nouveau mot :
/**
* This method adds the string in parameter into the collected content
* and then increment the offset by the size of this string.
*
* @param str the string to be added to the content
*/
protectedvoid addToContent(String str){
if( str != null){
theTextContent.append(str);
theOffset += str.length();
}
}
...
/** Called when a word is encountered */
publicvoid onWord(String str){
addToContent(str);
}
J’ai choisi de transposer une partie des informations contenues dans les pages de Wikipedia sous la forme d’annotations. J’ai ainsi ajouté les types :
Header pour les titres qui possède un attribut Level indiquant le niveau de titre ;
Paragraph pour différencier les paragraphes ;
Section pour repérer les sections même si je ne suis pas certain d’avoir bien compris le principe de section dans MediaWiki. Ce type possède les attributs Level pour le niveau de section (cf. niveau de titre), Parent pointant sur la section parente et Title pointant sur le Header correspondant à ladite section ;
Link pour les liens divers et variés qui possède des attributs Label et Link pour respectivement l’étiquette du lien et son adresse.
En ce qui concerne les liens, j’ai choisi pour le moment d’ignorer les images qui me semblent apporter plus de bruit qu’autre chose.
La mise en place de ces annotations se fait assez facilement :
Lors d’un appel à begin..., l’annotation est créée est stockée dans une liste, la plupart des informations excepté son index de fin est renseigné à ce moment ;
Lors de l’appel correspondant à end..., la dernière annotation de la liste est récupérée et on fixe son index de fin (setEnd) ;
Lorsque l’analyse est terminée, toutes les annotations sont accessibles par la méthode getAnnotations afin de les ajouter à l’index du CAS.
Cette approche permet de dédier toute la partie analyse à une classe. Si jamais l’on veut ignorer certaines annotations (ou toutes), il suffit de les filtrer au moment de leur récupérer par getAnnotations. L’extrait de code ci-dessous illustre ce fonctionnement pour les titres :
/**
* When we encounter a new header, we create an annotation for it.
Je me suis rendu compte que le parseur posait des problèmes (heap overflow) sur des pages de certains espaces de noms. J’ai donc choisi de n’appliquer l’analyse syntaxique qu’aux pages de l’espace de nom 0 (espace de nom principal). Ceci est toutefois facilement modifiable dans la méthode uima.wikipedia.mwdumper.ThreadedMWDumper.writeStartPage.
Il reste pas mal d’améliorations possibles : prendre en compte toutes les mises en formes/structurations, prendre en charge les macros, rendre l’analyse syntaxique configurable. Toutefois, le composant est dans l’état actuel aussi complet et performant que je le souhaitais à l’origine. Il ne reste plus qu’à le tester de manière intensive. J’ai d’ailleurs deux trois cobayes en tête pour ça.
Nouvelle version du composant
Pas de nouvelle version du composant pour l’instant. Étant donné que les dépendances se sont multipliées, et que le composant est désormais suffisamment fonctionnel pour se voir estampillé 1.0 ou quelque chose du genre, je vais travailler un peu plus son packaging.
]]>Fabien Poulard : UIMA & Wikipédia (3) : Filtrage des données à chargerhttp://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2010/02/12/UIMA-Wikip%C3%A9dia-(3)-:-Filtrage-des-donn%C3%A9es-%C3%A0-charger2010-02-12T00:00:00+00:00frFabien PoulardWikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). Ce dernier point est très important pour nous autres chercheurs en traitement automatique des langues. En effet, nous avons besoin d’observer de très nombreux exemples d’utilisation du langage, que ce soit de manière automatique ou manuelle. Pour ce faire, nous compilons de vastes exemples d’utilisation du langage sous forme de corpus.
La création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le troisième billet qui discute du filtrage des données à charger : articles, révision, ...
LatestFilter permet de ne conserver que la dernière révision d’une page ;
NamespaceFilter permet de ne conserver que les articles qui appartiennent à un espace de nom particulier (passé en paramètre) ;
NotalkFilter permet d’ignorer les pages de discussion ;
TitleMatchFilter permet de ne conserver que les pages dont le titre valide une expression rationnelle donnée en paramètre ;
ListFilter permet de ne conserver que les pages dont le titre de la page de données ou de discussion est présent dans un fichier passé en paramètre (un nom de page par ligne) ;
ExactListFilter est identique au filtre précédent si ce n’est que son application est plus stricte car seul le titre de la page est considéré ;
RevisionListFilter reprend le principe des filtres précédents si ce n’est qu’il s’applique aux identifiants de révisions ;
BeforeTimeStampFilter ne conserve que les données produites avant une date passée en paramètre ;
AfterTimeStampFilter ne conserve que les données produites après une date passée en paramètre ;
On peut classer les filtres en deux familles : ceux qui nécessitent des paramètres et ceux qui n’en nécessitent pas. J’ai donc choisi pour le moment d’utiliser des paramètres booléens pour les filtres sans paramètre, et des paramètres chaînes de caractères pour les autres.
L’activation des paramètres booléens suffit à activer les filtres correspondant : IgnoreTalks et LatestRevisionOnly.
Pour activer les autres filtres il suffit de les configurer en renseignant les champs dédiés. Si les champs restent non renseignés alors les filtres ne sont pas activés : ConfigNamespacesFilter, ConfigTitleMatch, ConfigListFilter, ConfigExactListFilter, ConfigRevisionListFilter, ConfigBeforeTimestampFilter, ConfigAfterTimestampFilter.
Nouvelle version
Voici une nouvelle version du collection reader pour Wikipédia, estampillée 0.2, qui ne prend toujours pas en compte la syntaxe, mais qui permet de filtrer le type de contenu à charger à partir du dump XML. Pour utiliser le composant, il est nécessaire d’avoir le jar de mwdumper dans le classpath.
]]>Nicolas Hernandez : Scripts de téléchargement et d'installation d'un environnement pour utiliser Apache UIMA (>2.3) et développer avec sous Eclipsehttp://enicolashernandez.blogspot.com/2010/02/scripts-dinstallation-dun-enviromment.html2010-02-07T23:58:00+00:00frNicolas Hernandez FEATURES
Scripts pour assister le téléchargement et l'installation d'un environnement pour utiliser Apache UIMA et développer avec sous Eclipse.
La configuration est centralisée pour faciliter la prise en compte les futures mise à jour des outils requis pour l'environnement
Ces outils requis sont Java JDK Sun, Eclipse, plugins eclipse (UIMA, Subversion et Maven), Apache UIMA (UIMAJ, UIMA-AS, UIMACPP, Addons), Apache tomcat, OpenNLP, maven, ant, subversion
Les scripts sont distribués sous licence GPLv3 (liberté de modifier et redistribuer le travail, redistribution des travaux dérivés sous la même licence, mise à disposition du code source)
Testés sous Ubuntu 8.10 - Hardy et 9.04 - Jaunty Jackalope
VERSION
La version datée du 7/02/2010 intègre les versions suivantes des outils
]]>Fabien Poulard : UIMA & Wikipédia (2) : Chargement d'un dump Wikipediahttp://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2010/02/02/UIMA-Wikip%C3%A9dia-(2)-:-Chargement-d-un-dump-Wikipedia2010-02-02T00:00:00+00:00frFabien PoulardWikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). Ce dernier point est très important pour nous autres chercheurs en traitement automatique des langues. En effet, nous avons besoin d’observer de très nombreux exemples d’utilisation du langage, que ce soit de manière automatique ou manuelle. Pour ce faire, nous compilons de vastes exemples d’utilisation du langage sous forme de corpus.
La création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le second billet qui discute du chargement d’un dump XML de l’encyclopédie libre et la distribution du contenu sous forme de CAS.
Wikipédia, formats brutes
La base de données contenant toutes les pages de Wikipédia et autre sites de la fondation WikiMedia est automatiquement archivée très régulièrement. Les dumps de la base sont disponibles sur http://download.wikimedia.org/. Vous trouverez ainsi :
Le billet Créer un miroir Wikipédia explique comment construire une copie locale de l’encyclopédie à partir de ces différents dumps. Nous nous donnons comme objectif d’exploiter ces dumps directement sans passer par une importation en base de données.
L’outil d’exportation et d’importation de MediaWiki : mwdump
MWDumper est un outil écrit en Java par les développeurs de MediaWiki qui permet d’importer/exporter une base MediaWiki à partir de/vers une base de données. Cet outil a l’avantage de travailler directement sur la version compressée du dump XML, réduisant ainsi le besoin en espace disque disponible. Cet outil s’utilise en ligne de commande et offre un certain nombre de paramètres permettant notamment de filtrer les articles à exporter ou bien le format SQL à prendre en charge.
Une version compilée de l’outil est disponible sur download.wikipedia.org, mais il y a de forte chance qu’elle soit dépassée. Le plus sûr est de compiler l’outil depuis les sources.
Une partie du code de cet outil va nous faciliter la tâche pour la réalisation d’un collection reader pour UIMA, notamment les classes :
org.mediawiki.importer.XmlDumpReader
org.mediawiki.importer.DumpWriter
org.mediawiki.importer.Page
org.mediawiki.importer.Revision
Il nous faut toutefois noter que XmlDumpReader repose sur un analyseur SAX, ce qui n’est pas directement utilisable dans un Collection Reader d’UIMA. En effet, dans UIMA c’est le Collection Reader qui contrôle l’exécution, alors qu’à l’opposé l’analyseur SAX contrôle sa propre exécution. La seule interaction avec le parseur est l’emploi des hooks.
L’idée est de faire tourner l’analyseur SAX dans un thread différent de celui du collection reader. Ensuite à l’aide d’un mécanisme de sémaphore (ou de monitor en Java), on contrôle l’exécution du parseur pour produire les CAS. Cette méthode permet d’utiliser presque directement l’outil de MediaWiki, ainsi si la syntaxe évolue, l’outil de MediaWiki évoluera également certainement et ce sera donc normalement transparent pour le collection reader.
Une première version de collection reader pour Wikipedia
Voici une première version du collection reader pour Wikipédia qui ne prend pas du tout en compte la syntaxe, mais charge seulement le contenu des pages dans un CAS. Il y a encore beaucoup de travail pour obtenir quelque chose d’intéressant et d’utilisable, d’où l’estampillage 0.1. Pour utiliser le composant, il est nécessaire d’avoir le jar de mwdumper dans le classpath.
Il y a tout un tas d’améliorations que j’aimerais apporter (filtrage, analyse de la syntaxe wiki, ...) mais l’idée est dans un premier temps de fournir une version brute de fonderie qui fonctionne pour qu’elle puisse être testée. Le jar contient notamment le code Java, donc il ne faut pas hésiter à y jeter un oeil.
Le descripteur est dans le Jar distribué, il ne prend en paramètre que le chemin vers le dump XML à charger. Peu importe l’extension (.gz, .bz, ...), il devrait pouvoir s’en sortir. Si ce n’est pas le cas, laissez un commentaire ! Je n’ai fait que peu de tests pour le moment, je ne sais pas trop comment le composant tient la route sur des gros dumps, mais la première remarque est qu’il est nécessaire d’augmenter la taille du tas de la jvm (-Xmx=512m pour commencer). En effet, certaines pages sont assez imposantes de par leur grand nombre de révisions, et pour l’instant toutes les révisions sont chargées dans chaque CAS.
]]>Fabien Poulard : UIMA & Wikipédia (1) : Proposition de Type Systemhttp://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2009/11/06/UIMA-Wikipedia-(1)-:-Proposition-de-Type-System2010-02-01T00:00:00+00:00frFabien PoulardWikipedia est une incroyable source d’information, de données et plus généralement d’actes langagiers (utilisation du langage). Ce dernier point est très important pour nous autres chercheurs en traitement automatique des langues. En effet, nous avons besoin d’observer de très nombreux exemples d’utilisation du langage, que ce soit de manière automatique ou manuelle. Pour ce faire, nous compilons de vastes exemples d’utilisation du langage sous forme de corpus.
La création de composants UIMA permettant d’accéder et tirer parti de Wikipédia offrirait de nouvelles perspectives au traitement des langues en offrant un accès aisé à cette formidable ressource que représente l’encyclopédie libre. Je compte m’atteler à la création de tels composants et vais tâcher de publier plusieurs billets décrivant ma démarche en cours.
Voici le premier billet qui discute de la création d’un Type System approprié pour représenter les pages de Wikipedia.
Wikipédia, structuration des données
L’encyclopédie Wikipédia contient tout un tas d’informations mais je me concentrerai particulièrement sur le contenu même : les articles. Je propose de classer les informations concernant ces derniers en quatre grandes catégories :
Position de l’article dans l’encyclopédie (portail, catégories, ...)
Versions de l’article (révisions, ...)
Structuration de l’article (titre, sous-titre, ...)
Macros et mise en forme du texte (gras, italique, ...)
Position de l’article dans l’encyclopédie
On peut considérer la Wikipédia comme un ensemble de pages liées selon trois grandes relations :
Les catégories structurent l’encyclopédie à la manière d’une ontologie ou d’un thésaurus. Une page peut appartenir à une ou plusieurs catégories. De plus, les catégories sont hiérarchisées, l’appartenance à une catégorie implique l’appartenance à toutes les catégories parentes.
Les liens interlangues marquent les pages en relation de traduction avec la page courante.
Les liens internes permettent au sein d’une page de faire référence à d’autres pages de l’encyclopédie, il s’agit d’une structuration qui n’a qu’un impact local. La signification de ces références est très variable et difficilement identifiable.
Versions de l’article
Le principe de l’encyclopédie collaborative est que tout le monde peut modifier un article, ce qui amène à de multiples révisions de ces derniers. Lorsque vous cliquez sur l’onglet Historique d’un article, vous pouvez visionner ces différentes révisions, leur auteur, et éventuellement un commentaire précisant l’apport de la révision.
Structuration d’un article
Le contenu d’un article se structure à l’aide de titres, de paragraphes ainsi que de divers éléments de mise en forme : [tableaux], [formules], [listes], ...
Parmi les éléments de mise en forme, on peut également noter l’existence de plusieurs macros pour les [modèles], [dates], [liens interwiki], ...
Choix d’un Type System
Je ne crois personnellement pas à l’existence de Type Systems génériques pouvant être partagés par tous les composants. De mon point de vue, un Type System va être approprié au traitement d’une tâche particulière, chercher à en produire un suffisamment générique pour toutes les tâches seraient une perte de temps et mènerait certainement à un TS difficile à utiliser.
Personnellement, je vais utiliser Wikipedia dans le cadre de ma thèse sur la détection de dérivation de texte. Ce qui m’intéresse c’est donc de générer un CAS par article dans lequel on retrouvera les différentes révisions dudit article. Je m’intéresse donc :
à la notion d’article
aux notions de révision
à la structuration du contenu d’un article à l’aide des titres et des paragraphes
Cette modélisation ne correspond pas exactement aux besoins d’un TS UIMA. Ainsi, les relations de composition se manifestent par un phénomène de couverture des annotations, entraînant la disparition des attributs correspondant.
Vous trouverez le descripteurs correspondant à ce TS ici.
]]>Fabien Poulard : Sortie d'Apache UIMA 2.3http://www.fabienpoulard.info/index.php?post/2010/01/29/Sortie-d-Apache-UIMA-2.32010-01-29T00:00:00+00:00frFabien PoulardL’annonce est parue hier sur les listes concernées, la nouvelle version du framework Apache UIMA (Unstructured Information Management
Architecture) est sortie, estampillée 2.3 !
Au programme de cette nouvelle version, beaucoup de corrections de bug come d’habitude, mais surtout l’intégration de UIMA-AS qui permet une meilleure distribution des calculs entre plusieurs serveurs et l’ajout de plusieurs addons :
Bean Scripting Framework qui va permettre d’écrire des annotateurs dans plusieurs langages de script ;
TikaAnnotator qui fait également parti du projet Apache Lucene et qui permet tout simplement de charger un grand nombre de formats de fichiers (html, xml, Microsoft Office, pdf, rtf ainsi que des formats audio et vidéo).
Cette nouvelle mouture d’UIMA tire désormais parti des génériques de Java 5, ce qui va permettre de limiter les casting aventureux pour récupérer les annotations, itérateurs, ... :) Cela signifie toutefois que la version 5 de Java est désormais le requis minimum pour utiliser UIMA.
Vous trouverez plus de détails sur cette version dans les notes de release :
]]>Jérôme Rocheteau : Comment filtrer des annotations avec UIMA ?http://jerome.rocheteau.free.fr/index/post/2010/01/14/Comment-filtrer-les-annotations-avec-UIMA2010-01-28T12:04:00+00:00frJérôme RocheteauCe billet explique comment sélectionner des annotations en appliquant des filtres sur les indexes des CASes. On prend l'exemple d'un Analysis Engine qui filtre le mot « saperlipopette » dans des textes.
La plate-forme UIMA offre des facilités pour filtrer les annotations parmi l'index d'un CAS. J'explique rapidement comment faire fonctionner ce mécanisme de filtrage en trois temps :
Tout d'abord, il s'agit de récupérer le type d'annotations que nous voulons sélectionner.
Ensuite, il s'agit de sélectionner parmi les annotations seulement celles qui correspondent à ce type.
Enfin, il s'agit d'appliquer un filtre sur ces annotations sélectionnées. Ce filtre est défini par une contrainte qui correspond à ce que nous voulons sélectionner.
La partie générique du code ci-dessous correspond à la façon de créer des contraintes qui permettront d'appliquer des filtres sur les annotations. Il s'agit de créer des contraintes sur la valeur de certains traits d'annotations. Une contrainte peut-être vue avec UIMA comme la donnée d'un chemin de traits (feature path) et d'une contrainte de base (contrainte numérique entière, contrainte numérique flottante, contrainte textuelle, etc). Le mécanisme interne à UIMA consiste vérifier si la valeur du chemin de traits de chaque annotation sélectionnée satisfait effectivement la relation définie par la contrainte de base. C'est ce que fait la méthode getConstraint dans la classe ci-dessous.
La méthode getBasicConstraint renvoie la contrainte de base en fonction de la valeur et plus précisément de son type. Cette méthode s'appuie alors sur deux méthodes getIntContraint et getStringConstraint qui renvoie la contrainte de base en fonction de la relation voulue entre le chemin de traits et la valeur précédente, à savoir une relation d'égalité ou d'inégalité.
En outre, l'Analysis Engine ci-dessous définit une méthode getType qui renvoie le type à partir de son nom et une méthode getFeaturePath qui renvoie le chemin de traits correspondant au type d'annotation et au nom de ce trait.
L'Analysis Engine Filtering suivant réalise les opérations décrites ci-dessus et les met en œuvre afin d'afficher les mots « saperlipopette ». On suppose ainsi que le Type System de cet Analysis Engine contient un type d'annotation fr.free.rocheteau.jerome.Mot qui possède un trait value correspondant au texte couvert par ces mots.
public class Filtering extends JCasAnnotator_ImplBase {
private Type getType (JCas cas,String name) { Type type = cas.getTypeSystem().getType(name); if (type == null) { type = cas.getTypeSystem().getType(name); if (type == null) { type = cas.getTypeSystem().getType(name); if (type == null) { String msg = "Unknown type " + name); System.out.println(msg); } } } return type; }
public void initialize(UimaContext context) throws ResourceInitializationException { }
public void process(JCas cas) throws AnalysisEngineProcessException { Type type = this.getType(cas,"fr.free.rocheteau.jerome.Mot"); FSMatchConstraint filter = this.getConstraint(cas,type,"value",this.EQ,"saperlipopette"); FSIterator iter = cas.getAnnotationIndex(type).iterator(); FSIterator res = cas.createFilteredIterator(iter,filter); while (res.hasNext()) { Annotation a = res.next(); System.out.println(a.toString(2)); } }
]]>Jérôme Rocheteau : Comment récupérer les descripteurs XML de composants UIMA à partir du CLASSPATH ?http://jerome.rocheteau.free.fr/index/post/2010/01/20/Comment-r%C3%A9cup%C3%A9rer-les-descripteurs-XML-de-composants-UIMA-%C3%A0-partir-du-CLASSPATH2010-01-20T11:36:00+00:00frJérôme RocheteauCe billet explique comment récupérer les descripteurs XML de Type Systems, Collection Readers, d'Analysis Engines, de CAS Consumers ou d'autres descripteurs XML pour des composants UIMA à partir de répertoires ou d'archives JAR contenus dans le CLASSPATH d'une application Java.
Les outils pour UIMA requiert pour l'instant que les descripteurs XML des composants se trouvent sur le système de fichiers local. Dans la terminologie UIMA, cela s'appelle « importer un composant par son emplacement » (import by location). Or, la plate-forme UIMA permet également de récupérer des composants par leur nom s'ils sont contenus dans le CLASSPATH (import by name). Malheureusement les outils UIMA ne fournissent pas (encore) cette fonctionnalité. Je propose une solution qui s'effectue en deux temps.
Tout d'abord, il s'agit récupérer la liste des éléments contenus dans le CLASSPATH, à parcourir ces éléments et à sélectionner les fichiers XML qu'ils contiennent. Seuls deux types d'élements sont traités : les archives JAR et les répertoires sur le système de fichiers local. C'est la fonction de la méthode setFiles dans l'exemple ci-dessous. Cette méthode fait appel aux deux méthodes addFile pour construire la liste des fichiers XML contenus dans les éléments du CLASSPATH.
Ensuite, il s'agit de parcourir cette liste de fichiers XML et de construire un descripteur XML d'un Analysis Engine à partir des méthodes fournies par la plate-forme UIMA. Si on réussit à obtenir un tel descripteur, on l'ajoute à la liste des Analysis Engines disponibles dans le CLASSPATH. Sinon on tente de construire un descripteur XML d'un Collection Reader qui est lui-même ajouté à la liste des Collection readers disponibles dans le CLASSPATH. C'est le rôle de la méthode setComponents dans l'exemple ci-dessous qui fait appel aux méthodes addAnalysisEngine et addCollectionReader. On a commencé par les Analysis Engines étant donné qu'il représente la majorité des descripteurs XML pour UIMA. On pourrait imaginer étendre la méthode setComponents pour détecter les Type Systems, les CAS Consumers et les autres types de composants UIMA.
public class ComponentDetection {
private List collectionReaders;
private void setCollectionReaders() { this.collectionReaders = new ArrayList(); }
private List getCollectionReaders() { return this.collectionReaders; }
]]>Jérôme Rocheteau : Comment calculer l'occurrence de termes dans une collection de documents avec UIMA ?http://jerome.rocheteau.free.fr/index/post/2010/01/14/Comment-calculer-l-occurrence-des-mots-dans-un-document-et-dans-une-collection-avec-UIMA2010-01-14T12:11:00+00:00frJérôme RocheteauCe billet explique comment réaliser un Analysis Engine qui calcule les
occurrences des termes dans des documents avec UIMA et qui les affiche
à la fin du traitement de la collection.
Nous définissons tout d'abord ce qu'est une occurrence avant de réaliser le composant qui calcule l'occurrence des termes dans un document.
Définition des occurrences d'un terme dans un document
Le nombre d'occurrences d'un terme dans un document se caractérise simplement par :
par le terme lui-même,
par l'identifiant du document,
par le nombre de ses occurrences.
La classe Java qui correspond à cette définition se nomme Occurence. Elle possède :
un constructeur Occurence qui prend comme paramètres l'identifiant du document, le terme et qui définit le nombre d'occurences à 1,
une méthode incr qui incrémente le nombre d'occurrences et retourne le booléen true si et seulement si le terme et l'identifiant du document en paramètres sont les mêmes que ceux de la classe
une méthode toString afin d'afficher le résultat.
et une méthode compareTo afin d'ordonner une liste d'objets de type Occurence.
Le code de cette classe Java est le suivant :
private class Occurence implements Comparable {
private int id; private String term; private int occ;
public boolean incr(int id,String term) { if (this.id == id && this.term.equals(term)) { this.occ++; return true; } else { return false; } }
public String toString() { String string = "The term '" + this.term + "'"; string += " has " + this.occ + " occurences"; string += " in the " + this.id + "-th document."; return string; }
public int compareTo(Occurence occ) { int diff = 0; String fst, snd; Integer i,j; i = this.id; j = occ.id; diff = i.compareTo(j); if (diff == 0) { fst = this.term; snd = occ.term; diff = fst.compareTo(snd); if (diff == 0) { i = this.occ; j = occ.occ; diff = i.compareTo(j); return -diff; } else { return diff; } } else { return diff; } }
}
Le calcul d'occurrences de termes dans les documents d'une collection
L'Analysis Engine qui calcule les occurrences de termes dans un document possède deux attributs :
le premier num qui correspond à l'identifiant du document de la collection en cours d'analyse,
le second occurences qui correspond à la liste globale des occurrences des termes dans les documents de la collection.
Elle possède une méthode add qui incrémente le nombre d'occurrences d'un terme dans un document si celui-ci existe ou qui ajoute une occurrence de ce terme dans ce document à la liste globale.
L'initialisation de l'Analysis Engine, à l'aide de la méthode initialize, consiste à définir le nombre de document traités à 0 et de créer une liste vide pour les occurrences de termes dans les documents. Cette liste sera persistante au cours de l'analyse complète de la collection !
Le cœur de l'analyse, à l'aide de la méthode process, consiste, pour chaque document, à parcourir les annotations dont le type correspond aux termes souhaités (dans l'exemple ci-dessous il s'agit de mots caractérisés par le type d'annotation Mot) et à ajouter cette occurrence avec le texte couvert par cette annotation et l'identifiant du document en cours d'analyse.
Lorsque l'ensemble des documents de la collection est traitée, cet Analysis Engine affiche alors, à l'aide de la méthode collectionProcessComplete, les occurrences des termes dans les documents (d'où l'utilité de la méthode toString de la class Occurence) à partir de la liste globale triée (d'où la nécessité de la méthode compareTo de la classe Occurence).
La classe Java de cet Analysis Engine est le suivant :
public class OccurenceAnalyser extends JCasAnnotator_ImplBase {
public void initialize(UimaContext context) throws ResourceInitializationException { this.num = 0; this.occurences = new ArrayList(); }
public void process(JCas cas) throws AnalysisEngineProcessException { this.num++; Type type = cas.getTypeSystem().getType("fr.free.rocheteau.jerome.Mot"); FSIterator iter = cas.getAnnotationIndex(type).iterator(); while (iter.hasNext()) { Annotation annotation = iter.next(); String term = annotation.getCoveredText(); this.add(num,term); } }
public void collectionProcessComplete() throws AnalysisEngineProcessException { Collections.sort(this.occurences); for (Occurence occ : this.occurences) { System.out.println(occ); } }
]]>Nicolas Hernandez : Installer les UIMA Addons Annotators & toolshttp://enicolashernandez.blogspot.com/2010/01/installer-les-uima-annotator-addons.html2010-01-12T23:16:00+00:00frNicolas HernandezUpdate 20100212: Validé pour Apache UIMA Version 2.2.2-incubating Binary sous linux et Version 2.3.0-incubating INSTALLATION Rien de plus simple pour installer les UIMA Annotator Addons and tools
1. Récupérer l'archive addons (celles ci contient tout ce qui est annoncé dans le titre) disponible sur http://incubator.apache.org/uima/downloads.cgi
2. Puis l'installer en la désarchivant dans votre le répertoire parent de votre UIMA_HOME car l'archive contient le répertoire apache-uima qui contient le répertoire addons. De cette manière addons se retrouvera dans votre apache-uima.